Linge ancien brodé et Créations - Antiquités
L'Antiquité La broderie existe depuis une époque très reculée. La plus ancienne toile brodée connue provient d'Égypte! Il furent, tout comme plusieurs peuples méditerranéens de l'Antiquité, de talentueux brodeurs. Cependant, il nous reste peu d'exemples de broderie de cette époque, et l'histoire de cet art est difficile à reconstituer avant le VIe siècle apr. J.-C. La broderie fine se développa aussi en Perse, à Babylone, en Palestine, et en Syrie. Il est prouvé qu'entre le Xème et le XIIIème siècle les châtelaines, dans leurs attentes interminables, copiaient au point de croix les motifs des tapis que leurs époux, entre 2 croisades, ramenaient d'Orient. Les broderies étaient des bordures ornementales, naturellement géométriques, des ourlets et des manches de vêtements masculins et féminins. La Renaissance A l'époque de la Renaissance, le point de croix se répand dans tout l'Europe et devient une des bases de l'éducation féminine, favorisée par l'Eglise, grande consommatrice pour ses propres ornements, de broderies en tous genres. C'est alors que naît le sampler ou marquoir, un morceau de tissu sur lequel les jeunes filles s'exercent à broder des grecques, des fleurs et des symboles religieux. Les marquoirs restent dans le patrimoine familial de génération en génération, s'accumulent et finissent par former de véritables encyclopédies que l'on consulte pour trouver le motif le plus adapté au travail du moment. Le plus souvent en lin, ils sont brodés avec des fils de soie ou de laine, ton sur ton, le coton étant encore très rare en Europe et les couleurs très peu nombreuses dans le commerce. Les dessins sont disposés au hasard et les samplers n'ont pas encore cet aspect de tableau qu'ils auront par la suite. XVé-XVIIIè Du XV ème au XVIII ème siècle, la broderie à pris le nom de peinture à l'aiguille, broderie à l'or nué, (elle connut son heure de gloire en Italie). Des peintres tels qu'Antonio del Pollaiolo dessinèrent des scènes destinées à être exécutées par des brodeurs. XVIIè - XVIIIè Au XVIIème siècle, éclate la "révolution rouge", provoquée par l'arrivée en Europe, provenant d'Amérique, de nouveaux colorants naturels, économiques et faciles à utiliser, qui permettent de teindre les fils en rouge. Toutes les broderies au point de croix deviennent alors rouges sur fond blanc. Les femmes commencent à apprendre à écrire et le marquoir, avec un, deux, trois, jusqu'à 6 alphabets différents, est une manière de s'exercer. Autour des lettres, des fleurs et surtout des symboles sacrés bien agencés : le marquoir commence à prendre une forme de tableau. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les techniques mises au point dans le passé continuèrent à être employées. Bien que les livres imprimés reproduisant des motifs de broderie aient existé dès le début du XVIIe siècle, ils n'eurent à cette époque qu'une faible diffusion. En Angleterre, les broderies sur laine se développent considérablement. Elles sont employées pour les tentures, les rideaux et couvre-lits. La broderie sur les vêtements masculins et féminins atteint son apogée durant cette période. XIXè Au XIXème siècle, en revanche, l’on préférait les scènes champêtres représentant bergères, troupeaux, paysans et vignerons. Pour la première fois, on produit les canevas Pénélope qui avec leur trame particulière incitent à broder aussi à petit et demi-point. En 1886, Thérèse de Dillmont, aristocrate viennoise, déjà membre de l'Académie de la Broderie de l'impératrice Marie-Thérèse, et fondatrice d'une école de broderie avec atelier et publications, s'associe à Jean Dollfus, grand industriel du textile, dont la maison DMC est arrivée intacte jusqu'à nous.Traduite en 17 langues, l'encyclopédie de Thérèse se vend à 2 millions d'exemplaires. Mais la fin du siècle marque aussi la fin du point de croix. XXè Au cours des premières décennies du XXème siècle, le point de croix amorça un déclin. Seules les écolières continuaient à l’apprendre et à le pratiquer, mais très rapidement, lorsqu’elles grandissaient, elles l’abandonnaient. Certains passaient à des techniques de broderie plus complexes et plus raffinées, tandis que d’autres rejetaient catégoriquement tout ce qui avait trait au fil et à l’aiguille. |
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